Contexte
Une société minière à capitaux étrangers opérant en Côte d’Ivoire devait renouveler son permis d’exploitation dans une zone à forte densité de population. Le Code minier révisé imposait désormais la réalisation d’une Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) élargie, incluant une composante développement local et un plan de partage des bénéfices avec les communautés riveraines.
Diagnostic initial
PSLEAD Group a été mandaté pour conduire la composante socio-économique de l’EIES et animer les consultations communautaires. Le diagnostic initial a révélé un niveau de défiance élevé des communautés vis-à-vis de l’opérateur minier, suite à des engagements non tenus lors du premier cycle d’exploitation. Toute nouvelle négociation devait commencer par une phase de reconnaissance et d’écoute.
Notre approche
La mission s’est déroulée en quatre phases : cartographie des parties prenantes et des griefs (entretiens individuels avec 47 personnes, 3 focus groups communautaires), restitution transparente des impacts positifs et négatifs identifiés, ateliers de co-construction des mesures d’atténuation et des engagements de développement, et rédaction des accords formels de développement local.
Un principe a guidé la mission : les communautés ne devaient pas être consultées sur des propositions préformulées par la société minière. Elles devaient participer à la définition même des priorités de développement dans leur zone.
« L’EIES qui aboutit à un accord n’est pas celle qui documente les impacts. C’est celle qui crée les conditions d’une négociation équitable. »
Résultats obtenus
Trois accords de développement local ont été signés, couvrant 4 villages riverains. Les engagements formalisés (1,2 milliard FCFA sur 5 ans) incluent la construction de 2 salles de classe, l’installation d’un système d’adduction d’eau potable, et un quota d’emplois locaux dans les activités de sous-traitance. Le permis d’exploitation a été renouvelé par arrêté ministériel 3 mois après le dépôt de l’EIES.