Quand une PME du secteur minier passe de 96 à 352 millions FCFA de chiffre d’affaires en quatre mois
L’accès au financement d’exploitation demeure l’une des contraintes
structurelles majeures pour les PME ivoiriennes en croissance. Le cas
d’une entreprise spécialisée dans l’exploration géophysique illustre
comment la mobilisation d’instruments financiers adaptés transforme
en résultats concrets un potentiel commercial jusque-là bridé.
M FCFA
Financement mobilisé
Financements obtenus
×
Multiplication du CA
Fondée en 2014, l’entreprise intervient dans l’exploration géophysique
appliquée aux domaines minier, hydrogéologique, environnemental et au
génie civil. Son portefeuille clients, construit sur plus d’une décennie
d’activité, compte plusieurs groupes miniers internationaux opérant en
Côte d’Ivoire et dans la sous-région, ainsi que des donneurs d’ordre
institutionnels tels que des projets de la Banque Mondiale et des
entreprises actives en RDC et au Sénégal.
Malgré la qualité de ce carnet d’ordres, le chiffre d’affaires réalisé
en 2024 n’atteignait que 96 millions FCFA — en progression par rapport
aux 33 millions de 2023, mais très en deçà du potentiel commercial
identifié par la direction. La raison de cet écart entre potentiel et
réalisation était structurelle : l’entreprise recevait régulièrement
des bons de commande de grands donneurs d’ordre — dont certains
dépassaient 180 millions FCFA unitaires — mais ne disposait pas de
la trésorerie nécessaire pour en financer l’exécution.
L’inadéquation des produits bancaires classiques
Sollicitées à plusieurs reprises, les banques commerciales ont refusé
les demandes de financement. Les raisons avancées relevaient d’une
grille de lecture standard : historique comptable considéré comme
modeste, garanties réelles limitées, concentration relative du
portefeuille clients. Cette analyse, fondée sur les critères classiques
d’un crédit d’exploitation généraliste, ne prenait pas en compte la
nature spécifique de l’activité de l’entreprise : une activité de projet,
cyclique, dont chaque contrat constitue en soi un actif générateur de
revenus à court terme.
Les instruments pertinents existaient pourtant dans la palette des
produits bancaires, mais n’avaient pas été identifiés comme tels par
les interlocuteurs consultés : l’avance sur bon de commande,
qui permet de financer l’exécution d’un contrat dès sa signature, et
l’avance sur facture, qui mobilise immédiatement la
trésorerie des factures émises en attente de règlement.
La question n’est presque jamais de savoir si une entreprise est
finançable. Elle est de savoir quel instrument financier correspond à
la réalité économique de son activité.L’Équipe PSLEAD Group
Trois opérations successives sur une période de 4 mois
L’intervention de PSLEAD Group a consisté à reconstruire intégralement
le dossier de présentation de l’entreprise selon les standards attendus
par les prêteurs spécialisés, et à orienter la demande vers un
partenaire financier adapté au profil de l’opération — non vers les
banques commerciales généralistes qui avaient déjà refusé.
Reconstruction complète du dossier
Refonte intégrale du dossier selon les standards des prêteurs
spécialisés. Identification du partenaire financier adapté au profil
de l’opération.
Avance sur bon de commande — 100 M FCFA
Premier financement permettant l’exécution d’un contrat majeur obtenu
auprès d’un groupe minier international.
Avance sur bon de commande — 77 M FCFA
Deuxième financement adossé à un contrat ultérieur du même donneur
d’ordre. Relation renforcée avec le partenaire financier, délais de
traitement réduits.
Avance sur facture — complément
Mobilisation de la trésorerie des paiements en attente. Total cumulé :
310 millions FCFA. Zéro défaut, remboursement intégral dans les délais.
Ce que cette opération illustre
Le cas présenté ici n’est pas isolé. Il reflète une configuration
récurrente dans le tissu des PME ivoiriennes à fort potentiel : des
entreprises aux fondamentaux solides, avec des clients de premier rang,
qui plafonnent faute d’accès au bon produit de financement au bon moment.
Un bon de commande signé est un actif. Une facture émise est un actif.
Un marché public obtenu est un actif. Chacun peut être transformé en
ressource financière — à condition de savoir quel produit bancaire
mobiliser, auprès de quel prêteur, et selon quelle structuration de
dossier. C’est à ce carrefour que se joue la différence entre une
entreprise qui plafonne et une entreprise qui franchit ses paliers
de croissance.
L’accompagnement PSLEAD Group
Notre cabinet mobilise son expertise en intermédiation bancaire et en
structuration financière pour accompagner les PME ivoiriennes dans
l’accès au financement adapté à leur activité.
Diagnostic financier
Analyse du dossier, identification du produit bancaire adapté,
évaluation de la capacité de financement réelle.
Structuration du dossier
Reconstruction complète du dossier selon les standards attendus
par les partenaires bancaires et financiers spécialisés.
Mobilisation des financements
Orientation vers le partenaire adapté, négociation des conditions,
accompagnement jusqu’au décaissement des fonds.
Le Département Études stratégiques de PSLEAD Group documente les
opérations d’intermédiation bancaire et de mobilisation de financements
accompagnées par le cabinet, en respectant la confidentialité des
clients. Ces études de cas anonymisées ont vocation à éclairer les
dirigeants de PME et institutions sur les mécanismes financiers
accessibles en Côte d’Ivoire.